La réglementation évolue : cap vers la RT 2012


Construire un bâtiment bien isolé et faiblement consommateur d’énergie est devenu une priorité. Les systèmes constructifs en béton sont d’ores et déjà prêts à relever ce défi d’avenir. Leurs qualités intrinsèques en font des solutions qui, “naturellement”, régulent les écarts de température. Associés à des produits isolants, elles répondent aux nouvelles exigences des réglementations thermiques RT 2012.

La règlementation thermique RT2012 est fondée sur :


3 obligations de résultats :

Limiter les besoins énergétiques du bâtiment par une conception bioclimatique. L’exigence d’efficacité énergétique minimale du bâti est définie par le coefficient « Bbiomax » (besoins bioclimatiques du bâti). Cette exigence impose une limitation simultanée du besoin en énergie pour les composantes liées à la conception du bâti (chauffage, refroidissement et éclairage), imposant ainsi son optimisation indépendamment des systèmes énergétiques mis en œuvre. Des équipements performants pour une consommation énergétique réduite

L’exigence de consommation conventionnelle maximale d’énergie primaire se traduit par le coefficient « Cepmax », portant sur les consommations de chauffage, de refroidissement, d’éclairage, de production d’eau chaude sanitaire et d’auxiliaires (pompes et ventilateurs)

L’exigence de confort d’été dans les bâtiments non climatisés (avec une température intérieure de confort Ticref à ne pas dépasser)



Ainsi que des obligations de moyens :

L’étanchéité à l’air des constructions
Le traitement des ponts thermiques
La surface minimale des baies
Des énergies renouvelables
Des protections solaires
La limitation des consommations d’éclairage artificiel


RT 2012 : CALENDRIER

Publication des textes règlementaires : 27 octobre 2010
  • Décret RT 2012 du 26 octobre 2010
  • Arrêté exigences

Une date à retenir pour les bâtiments d’habitation : La RT 2012 s’applique à tous les permis de construire déposés à partir du 1er janvier 2013.


RT 2012 : LES ENJEUX

Si jusqu’ici les évolutions réglementaires faisaient état de réductions “à la marge” des consommations (- 20 % par exemple), un pallier essentiel est atteint avec la RT2012. La mise en place du BBio doit permettre de garantir un niveau minimal élevé du bâti, mais cela ne suffit pas : les équipements sont impactés de manière radicale et en fait c’est toute la conception des maisons individuelles qui est impactée. La chasse aux ponts thermiques est donc ouverte, bataille que KP1 mène depuis 10 ans avec le lancement des premiers rupteurs de planchers d’étage.

CE QUI CHANGE AVEC LA RT 2012



BBio ≤ Bbiomax


Qu’est ce que le “Besoin Bioclimatique” ?

  • Le Besoin Bioclimatique est l’énergie requise pour assurer :
Une température correcte en hiver (besoin de chauffer)
Une température correcte en été (besoin de rafraîchir)
Un éclairage correct tout au long de l’année (besoin d’éclairer)
  • Il caractérise l’enveloppe du bâtiment (conception architecturale).Le Besoin Bioclimatique conventionnel en énergie d’un bâtiment pour le chauffage, le refroidissement et l’éclairage artificiel est défini par le coefficient Bbio. Il n’a pas d’unité et s’exprime en nombre de points.
  • Le Besoin Bioclimatique est un indicateur :
  • qui rend compte de la qualité de conception et l’isolation du bâtiment, indépendamment du système de chauffage.
  • qui valorise la conception bioclimatique du bâtiment (accès à l’éclairage naturel, orientation des surfaces vitrée, etc.) et l’isolation performante du bâtiment.

Le Bbio est calculé sur une année, en utilisant des données climatiques conventionnelles propres à chaque zone climatique. Le Besoin Bioclimatique à ne pas dépasser pour une maison donnée va donc dépendre de la zone climatique dans laquelle elle se trouve.


Respect de “garde-fou” bâti

Quelques “garde-fous” ont été conservés en matière de :
  • Traitement des ponts thermiques
  • Étanchéité à l’air
  • Surface minimum des baies

Traitement des ponts thermiques :
  • Une déperdition linéique moyenne globale (ψ moyen global) maximum est fixée pour tous les ponts thermique du bâtiment. Elle correspond à la somme des coefficients de déperdition linéique multipliée par leurs longueurs respectives.
  • Sont donc prises en compte les déperditions linéiques :
En périphérie de tous les niveaux de planchers
Au niveau du mur de refend du plancher bas
Aux jonctions horizontales des parois verticales
  • La somme des déperditions thermiques linéiques
  • du bâtiment d’habitation est ramenée à sa surface (SHONRT).
  • Le ratio obtenu ne doit pas excéder : Ratio ψ = 0,28 W / (m2SHONRT.K)

Dans tous les cas le moyen des liaisons entre les planchers intérmédiaires et les murs donnant sur l’extérieur ne doit pas dépasser 0,6 w/(ml.K). Le garde fou d’un plancher intermédiaire passe donc de 0,65 à 0,60 w/(ml.K).

Étanchéité à l’air


  • L’étanchéité à l’air de l’enveloppe devient un élément central de la RT
  • La perméabilité à l’air de l’enveloppe est inférieure ou égale à :
0,6m3/(h.m2) des parois déperditives hors plancher bas en maison individuelle ou accolée,
1,00m3/(h.m2) des parois déperditives hors plancher bas en bâtiment collectif d’habitation.
  • La mesure est obligatoire
soit sur chaque bâtiment
soit sur un échantillon via certification démarche qualité

Surface des baies

  • Pour les maisons individuelles ou accolées et les bâtiments collectifs d’habitation, la surface totale des baies est supérieure ou égale à 1/6 de la surface habitable.
  • Cette surface minimum garantit un accès à l’éclairage naturel.

EnR

  • Toutes les maisons individuelles ou acollées utilisent une source d’énergie renouvelable.
  • Le maître d’ouvrage peut choisir entre
produire de l’eau chaude sanitaire à partir d’un chauffe-eau solaire thermique ou thermodynamique,
être raccordé à un réseau de chaleur alimenté à plus de 50 % par une énergie renouvelable et de récupération,
démontrer que la consommation d’énergie du bâtiment comprend à minima 5kWh/m2 d’énergie primaire produite à partir d’une source d’énergie renouvelable individuelle,
produire le chauffage et/ou l’eau chaude sanitaire avec une chaudière à micro-cogénération.



Cep < Cepmax


  • La Consommation conventionnelle d’énergie du bâtiment (Cep) est un élément central de la RT 2012. C’est la consommation annuelle du bâtiment.
  • Elle comprend les besoins énergétiques du bâtiment pour :
le chauffage
le refroidissement
la production d’eau chaude sanitaire
l’éclairage artificiel
les auxiliaires de chauffage, de refroidissement, d’eau chaude sanitaire et de ventilation
  • La production locale d’électricité en est déduite dans la limite de 12 kWhEP/m²/an

ÉNERGIE PRIMAIRE

Comment passer de l’énergie finale à l’énergie primaire ? Des facteurs de conversion entre les deux sont définis :


Tic

La température intérieure conventionnelle de référence (Ticréf : température intérieure maximale en été) est calculée de façon réglementaire en suivant les règles Th-BCE 2012 :

  • Objectif : limiter la température intérieure atteinte au cours d’une séquence de plusieurs jours chauds
  • Nota : les modalités restent à définir (“Tic” RT 2005 en attendant)




LES ÉVOLUTIONS ESSENTIELLES POUR BIEN COMPRENDRE LA RT 2012


Modification pour le calcul de la surface de référence SHONRT

  • La Cep (en kWh/m2.an) prend en compte la surface hors oeuvre nette de la réglementation thermique, notée SHONRT
  • La SHONRT* est égale à la surface hors oeuvre brute du plancher (SHOB) en déduction :
des combles et sous-sols non aménageables ou aménagés
des toitures terrasses, balcons, loggias, vérandas non chauffées et autres surfaces non closes
des zones de stationnement des véhicules
pour les exploitations agricoles, des serres de production, locaux destinés à abriter les récoltes, héberger les animaux,
ranger le matériel agricole, etc.

Modulation de la Cepmax en fonction de la surface de la maison


Le calcul de la Cepmax part de l’objectif initial de 50 kWhep/m2.an et prend en compte des modulations en fonction :

  • du type de bâtiment (bâtiment pouvant être ou non conçu sans climatisation)
  • de la zone géographique
  • de l’altitude
  • de la surface de l’habitation
  • du niveau d’émission en gaz à effet de serre de l’habitation

*La SHONRT est intermédiaire entre le SHOB et la SHON : SHON < SHONRT < SHOB


SYNTHÈSE


Ces coefficients de modulation de la RT 2012 sont plus importants que les coefficients de modulation du label BBC Effinergie définis dans le cadre de la RT 2005.

Modulation de la Cepmax en fonction de la zone climatique

Hors modulation de surface et Altitude < 400 m

• Cep : consommation conventionnelle d’énergie primaire
• Cep’ : Cep moins la consommation de la ventilation et de l’éclairage
• Tic : température intérieure conventionnelle
• Ubât : l’ensemble des déperditions thermiques de l’enveloppe d’un bâtiment ramené à 1 m2 de paroi, exprimé en W/(m2.K)
• Ubâtbase : Ubât de référence avec les surfaces réelles du projet







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